Et Maintenant ?

Mon Dieu ! Que les temps changent ! En bien ? En mal ? Qui peut le dire ?

Depuis bientôt huit mois, notre pays, nos valeurs, nos habitudes, nos libertés, notre tranquillité, notre vie tout simplement ont volé en éclat.

La soudaineté des événements, des mesures prises et leur violence aussi, face à notre impréparation bien compréhensible mais reconnaissons-le à notre naïveté sont en train de remettre en cause le socle même de notre civilisation.

Qui peut adhérer à cela ? Qui peut encore croire un instant que « tout reviendra comme avant » ?

Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris soit par manque d’information, soit par confort, ou pire soit par lâcheté intellectuelle, l’enjeu du moment est bien un enjeu civilisationnel.

Nous sommes à un point de retournement, à l’apogée de ce monde que nous chérissons tant. Avec ses défauts bien sûr, car rien n’est parfait ici-bas.

 

Vous vous souvenez de ce « Nouveau Monde » dans lequel notre actuel Président souhaitait nous voir rentrer.

Vous vous souvenez avec quel lyrisme teinté d’un romantisme froid, suranné, le candidat financier de 2017 déclamait ses discours sur la route à tracer pour parvenir à ce nirvana. Cette nouvelle promesse…

Vous vous souvenez aussi de la violence de la voix, du regard illuminé pour ne pas dire habité qui nous interpellaient mais qui nous soumettaient déjà à sa volonté.

 

Ô des signes avant-coureurs, il y en a eu ! De nombreux mêmes : l’abandon des communes, la centralisation de l’Etat à marche forcée, l’Europe au-dessus de tout comme dirait nos voisins allemands, les bonnets rouges -sous Hollande), les gilets jaunes il y a 2 ans…

Des événements qui pris isolément pourraient n’être qu’une péripétie insignifiante de plus mais qui pris les uns à la suite des autres, nous racontent une histoire dont nous sommes les personnages anonymes, sans consistance et relégués au rang de faire-valoir.

D’ailleurs, force est de constater que cette histoire se déroule sans nous… contre nous.

Avec la complicité de notre mutisme, de notre résignation, notre complaisance, notre je-m’en-foutisme parfois, certaines forces (obscures ou non) ont décidé d’en finir avec l’homo erectus.

Sous couvert d’une Bien-pensance dégoulinante de bons sentiments (mais si, c’est bien pour vous, laissez vous faire) depuis huit mois, notre pays déraille.

Economiquement d’abord, tant les conséquences à venir seront désastreuses. Avec un endettement public qui, si lui, peut être effacé d’un coup de baguette magique par la fée BCE nous renseigne sur la nature même de notre régime politique : une dictature socialisante que les plus invétérés des communistes n’avaient pas osé imaginer.

Un exemple ? Les dépenses publiques représenteront environ 60 % du PIB à la fin de cette année. Quel pays occidental peut se targuer d’une telle prouesse ?

Un autre exemple ? notre santé dépend de commandes publiques dont les péripéties sont dignes des meilleures blagues du GOSPLAN des plus belles années soviétiques : des masques disparus, une stratégie qui cafouille, incohérente…

Mais le pire est à venir : une déflation couplée à un endettement fort du secteur privé interdisant là toute possibilité d’investissement futur. Et qui risque de nous entraîner dans un cercle infernal.

 

Socialement ensuite car le début de l’année 2021 s’annonce terrible en matière de destruction d’emplois. Mais bon, tels de bons oisillons attendant la maigre pitance, mère patrie est là et nous promet de nous contrôler davantage par le miroir aux alouettes que constituera bientôt le revenu universel.

Sociétalement enfin car jamais peut-être la société française n’avait été déstructurée à ce point.

Une preuve ? Aucun ressort, aucune contestation organisée, aucune révolte future à ce hold-up de nos vies. Et de nos consciences. Rien. Nada.

Le mouvement des gilets jaunes est arrivé trop tôt. Chance, coïncidence ?

Toujours est-il que le manque de leader, d’organisation se fait cruellement ressentir.

Alors quoi ? On abandonne. On se résigne. On attend des jours meilleurs… qui ne viendront pas si l’on ne fait rien.

Faisons entendre notre voix ! Rassemblons-nous autour de nos valeurs qui ont modelé la France d’aujourd’hui. Le « Nouveau Monde » n’est pas celui que l’on veut nous imposer actuellement.

Luttons contre cette dérive au profit de quelques-uns… au détriment de tous.

 

Pour finir, il est amusant et cruel aussi de se rappeler que le terme qui définit certainement le mieux le régime communiste des années 50 était justement le terme progressiste. Avec quel résultat pour les peuples…

Ce progressisme qui nous contraint, ce progressisme qui n’est pas le progrès, ce progressisme qui pour mieux se répandre dans nos cœurs, dans nos têtes, nous ment sur ces véritables intentions.

 

 

P.MAGNERON